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Propreté des vaches et suivi bactériologique font la différence

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Nouvelle
Date de publication: 
Wednesday, 29 February, 2012

L’expérience menée par VaIacta auprès de 38 fermes laitières biologiques, au cours des trois dernières années, n'a pas permis d'augmenter le nombre de troupeaux affichant une meilleure qualité de lait grâce à une réduction des cellules somatiques. En gros, un tiers des fermes avait déjà une bonne moyenne annuelle (moins de 220 000 cellules somatiques (CS) par millilitre) et l'a conservée, un deuxième tiers a vu la qualité de son lait se détériorer, tandis que le dernier tiers a maintenu un niveau élevé de cellules somatiques. L'expérience est d'autant plus pertinente que la limite acceptable de cellules somatiques va passer de 500 000 à 400 000 en août 2012 au Québec. Or, les CS sont un peu plus élevées dans les troupeaux laitiers biologiques (283 000 contre 258 000 en 2010). Elles sont aussi plus problématiques qu'en troupeaux conventionnels étant donné que certains traitements ne leur sont pas accessibles. En outre, la marge de manœuvre est plutôt mince avant d'écoper, de pénalités pour les troupeaux dont la moyenne est de 350 000. Rappelons finalement que les fermes qui respectent certains seuils de CS bénéficient de primes à la qualité qui échappent aux autres. Par ailleurs, la propreté des vaches et le suivi des bactéries contagieuses constituent les deux facteurs à privilégier afin de réduire les CS, en régie bio comme en régie conventionnelle. Plusieurs pratiques améliorent la propreté des vaches : le dépôt de 2,5 kg de paille par vache par jour, hachée de préférence; l'entretien fréquent des stalles et le recours à de la chaux agricole pour les assécher; la tonte du pis, des flancs et de la queue. Il est par ailleurs clair que la stabulation libre permet de garder les vaches plus propres avec moins d'efforts qu'en stabulation entravée, a signalé François Labelle. Au Québec, près de 90 % des vaches sont entravées. Le suivi bactériologique implique notamment d'effectuer des tests au vêlage et lors de mammites, d'identifier les vaches porteuses de staphylocoques dorés et d'instituer un ordre de traite.

Source : Terre de chez nous, 29 fév. 12, p. 15