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Nouvelle coopérative de lait biologique en Nouvelle-Écosse

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Nouvelle
Date de publication: 
Tuesday, 20 March, 2012

Une source locale de lait biologique se prépare à voir le jour en Nouvelle Écosse. La East Coast Organic Milk Co-operative proposera un éventail modeste au départ, soit du lait entier, ainsi que du lait à 1 % et à 2 % de matières grasses.

Toutefois, « à mesure que la demande augmentera, nous voulons proposer des produits à valeur ajoutée comme des yogourts et des fromages. Nous envisagerons probablement aussi d’offrir un mélange de lait et de la crème », affirme Heather MacKenzie, porte-parole de la coopérative. La ferme de Frazer Hunter produit 1 250 litres de lait par jour, et M. Hunter est l’un des quatre exploitants qui participent à la coopérative. Sa ferme de Knoydart est la seule qui possède la certification biologique à l’heure actuelle. Les autres sont en train de se convertir à la production biologique. Il a fallu des années pour que ce lait soit commercialisé sous la marque East Coast Organic, en raison essentiellement des complexités réglementaires, note M. Hunter. « La gestion de l’offre est un système de commercialisation extraordinaire, mais quelquefois les règlements qu’il comporte ne sont pas assez souples pour permettre l’introduction d’un nouveau produit sur le marché », explique-t-il. Les membres de la coopérative vendront leur lait à l’association Dairy Farmers of Nova Scotia – le seul organisme qui peut acheter du lait cru dans la province. Ce lait sera ensuite expédié par camion dans une usine de transformation qui doit satisfaire aux normes biologiques. Puis, la coopérative rachètera son propre lait de l’entreprise de transformation. M. Hunter, qui produit aussi du fromage biologique, est convaincu que ce casse-tête réglementaire en vaudra la chandelle.

« Assurément, il existe un marché. Ce n’est peut-être pas un gros marché il représente peut-être 2 % du marché provincial du lait – mais le produit suscite un vif intérêt. Nous recevons constamment des appels de gens qui nous demandent quand il sera disponible. Lorsqu’on conjugue "local" et "biologique", ajoute t-il, on est plus attrayant sur le marché. »

À l’heure actuelle, les Néo-Écossais peuvent uniquement acheter du lait biologique produit en Ontario et au Québec. M. Hunter prévoit que le lait biologique se vendra à un prix de 15 à 20 % supérieur. « L’aspect positif est que nous avons un produit qui offre une marge. Ce n’est pas qu’un produit de base », déclare-t-il. La prochaine étape, poursuit M. Hunter, consiste à mener une série d’essais sur quelques cargaisons de lait. L’usine de transformation est située à Yarmouth, à plusieurs centaines de kilomètres des fermes qui sont membres de la coopérative.

 « Nous voulons envoyer deux cargaisons pour éprouver le produit en premier lieu, sans le commercialiser, pour voir s’il tient la route. Nous voulons effectuer des essais de dégustation », conclut-il.

Source: Philip Moscovitch, http://www.fac-fcc.ca/newsletters/fr/express/articles/20120309_f.asp#story_5