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Le Centre d'expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité

Début des travaux de remise en valeur du verger au Boisé des Frères du Sacré-Coeur

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Communiqué
Date: 
2011-04-21

Victoriaville, le 21 avril 2011 – Suite à une entente avec la Ville de Victoriaville, propriétaire des lieux, le cégep de Victoriaville a le mandat de mettre en valeur les parties agricoles du Boisé des Frères du Sacré-Cœur. Les travaux de remise en état du verger, qui arrive à la fin de sa vie productive, débuteront ces jours-ci. Grâce à une contribution financière du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), le Cégep procédera à l’arrachage de 560 pommiers sur deux hectares. Ces arbres seront remplacés par plus de 2 000 nouveaux pommiers au cours des deux prochaines années. Par son programme de modernisation des vergers d’arbres fruitiers, le MAPAQ vise à soutenir le secteur agricole dans le renouvellement des arbres fruitiers au Québec.

On se rappelle que ce verger est voué à une destinée particulière, soit l’enseignement et la recherche en agriculture biologique, activités réalisées par le département d’agriculture et le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+) du Cégep de Victoriaville. La mise en valeur du verger fait suite à l’implantation d’activités de stage en production horticole pour lesquelles le terrain, situé entre le verger et la rivière, a été préparé l’été dernier. Ces activités agricoles s’inscrivent aussi dans un plan global de mise en valeur de l’ensemble du Parc du Boisé des Frères du Sacré-Cœur, qui sera élaboré par la Ville de Victoriaville. L’objectif étant d’en faire un vaste parc public ouvert à la population.

Les variétés ancestrales en vedette

Les 1 000 premiers arbres replantés seront issus de variétés ancestrales qui présentent des caractéristiques de résistance à la tavelure (une maladie attribuable à un champignon et qui exige l’emploi de plusieurs produits potentiellement nocif pour l’environnement) et qui ont un potentiel commercial. Des tissus de six variétés ancestrales ont été soumis à des analyses d’ADN, effectuées à l’Université de Guelph, en Ontario, l’automne dernier. Les résultats de ces analyses ont confirmé que ces six variétés, répertoriées dans la région par Yves Auger, chargé de projet au CETAB+ et enseignant en cultures fruitières au département d’agriculture, ne sont pas des variétés connues par le laboratoire ontarien, qui possède les caractéristiques de la génétique de plus de 120 variétés. Selon Serge Préfontaine, coordonnateur du CETAB+, « Cette reconnaissance est importante. On s’assure ainsi que ces variétés ancestrales sont quelque chose de nouveau pour le développement du secteur. Le MAPAQ exigeait aussi cette confirmation avant de contribuer financièrement à l’évaluation du potentiel gustatif et des qualités de conservation de ces variétés. Les pommes qui vont attirer les commentaires favorables des consommateurs et qui se conservent bien seront implantées au verger. On pourra alors vérifier leur productivité, de même que leur comportement en régie biologique.»

La transition en agriculture biologique

Tout le verger débute sa transition vers l’agriculture biologique ce printemps, un processus qui dure 3 ans. Les clients du verger pourront dès cet automne se procurer des pommes plus écologiques et tout aussi savoureuses. Bien qu’elle n'occupe que 1 % de la superficie cultivée du Québec, la production de la pomme est la deuxième plus importante culture utilisatrice de pesticides après la culture du maïs.

Source : Johanne Yergeau, conseillère en communication, yergeau.johanne@cgpvicto.qc.ca

Personne-ressource : Serge Préfontaine, coordonnateur du CETAB+